Nutrition et diététique humaine

Le corps humain n’a pas les capacités nécessaires pour se développer tout seul. Lorsque nous consommons des aliments, nous lui procurons du carburant qui lui permet de fonctionner. C’est pourquoi, il faut bien les choisir en vue de ne pas dégrader sa santé.  Les notions de nutrition et diététique sont très souvent confondues ou encore mal comprises par certains. Afin de ne pas se tromper si jamais vous avez des problèmes liés à votre alimentation. En effet, un nutritionniste ne vous dira pas forcément ce que vous devez consommer ou non.  Lorsqu’on a besoin de consulter un professionnel, il est parfois difficile de comprendre qui allé rencontrer. Qui entre le nutritionniste et le diététicien est apte à vous apporter une solution définitive à votre problème.  Qu’est-ce que la nutrition ?  Rappelez-vous de l’article sur l’importance de la nutrition, nous avons parlé de la nutrition en détail et de son importance pour la santé. Nous avons notamment parlé de la différence entre la nutrition et l’alimentation. Il est donc important de souligner ce qu’est en réalité la nutrition.  La nutrition est tout simplement un processus d’assimilation par lequel passent les aliments que nous consommons.  À la suite de cela, notre corps peut être ravitaillé en nutriments comme les protides, lipides et glucides. Il y a aussi l’assimilation des vitamines sans lesquelles plusieurs maladies graves pourraient se développer dans le corps.  Quelles sont les fonctions de la nutrition ? Nos habitudes alimentaires évoluent en fonction de notre emploi du temps. Mais surtout, elles changent au fil des années, car oui, difficile d’éviter les friandises et fast food en grandissant. Le problème se situe davantage au niveau de la fréquence de consommation de ces produits que de leur consommation proprement dite.  Le corps humain a des besoins que nous pouvons combler grâce à la nutrition. Parmi les grandes fonctions de la nutrition, nous avons :  L’apport en énergie : notre corps a besoin d’énergie plus que tout pour fonctionner un minimum. N’importe quelle classe de nutriment fournit de l’énergie à l’organisme ; L’équilibre entre les nutriments : notre contexte actuel ne nous permet pas forcément de manger équilibré tous les jours de nous-mêmes. Mais avec quelques astuces, croyez-le ou non, c’est possible. Il suffit de s’imposer des limites sur les quantités et préparer ses repas soi-même ; Le besoin en acides aminés : elles permettent la synthèse des protéines et ne sont pas directement stockés dans le corps. Il existe 20 acides aminés et parmi elles une dizaine ne peuvent être synthétisés par l’organisme. On peut alors les retrouver dans les protéines animales.  En dehors de ces différents éléments, il faut noter que la qualité des nutriments est très importante. Il faut donc contrôler ce que vous consommez et vérifier leur apport en énergie afin de maintenir votre organisme en bonne santé.    N’hésitez pas à nous contacter pour une consultation pour trouble du métabolisme ou de l’alimentation.     Qu’est-ce que la diététique humaine ? Médecin de l’Antiquité, Hippocrate positionne la diététique en tant que fondement de son enseignement. Ce mot vient du grec : « Diaitêtikê » qui signifie simplement hygiène de vie. Ce médecin a décidé de transgresser les codes, afin de faire reconnaître la diététique comme une discipline à part entière.  Elle n’est plus simplement assimilée à l’alimentation, mais touche un plus large domaine. La notion d’activité physique fait partie intégrante de cette discipline qu’on peut traduire par : médecine à travers l’hygiène de vie.  En somme, la diététique est l’ensemble des règles d’une alimentation équilibrée, qu’il faut suivre afin de se maintenir en forme. Ces différentes règles ne concernent pas uniquement l’alimentation, mais tout ce qui définit l’hygiène de vie.    Quelle est la différence entre nutrition et diététique humaine ? Il est très important de savoir faire la différence entre les notions de nutrition et diététique humaine. Vous avez peut-être déjà entendu les personnes se proclamer : coach en nutrition, expert nutritionniste, conseiller en diététique et autres.  Comprenez que cela ne fonctionne pas de cette manière. On ne s’amuse pas avec la santé des gens ! C’est normal que lorsque vous avez des problèmes de santé en rapport avec votre alimentation, vous avez des doutes sur quel professionnel consulter.  Les titres précédemment cités ne sont pas toujours légitimes parce que lorsqu’on parle de nutrition et diététique cela concerne la santé des personnes.   Le médecin nutritionniste, c’est qui ?  Tout le monde souhaite avoir une bonne alimentation ainsi qu’une bonne santé. Mais comment arriver à ce résultat quand notre société nous expose à tellement de “tentations”.  Parler simplement de nutritionniste est un abus de langage venant de plusieurs personnes. Ceci dit, le terme médecin nutritionniste est plus approprié.  Le médecin nutritionniste est une personne qui a d’abord une formation dans le domaine de la médecine. Ensuite, en se spécialisant, il a choisi le domaine de la nutrition. En cas de besoin, il peut vous prescrire un traitement afin de résoudre vos problèmes d’alimentation.  D’un autre côté, un individu peut devenir un conseiller en nutrition en suivant une courte formation qui lui permet d’obtenir un certificat. Ses compétences se limitent, lorsqu’il détecte une pathologie chez le patient. Il se voit alors dans l’obligation de conseiller à son patient la visite chez un médecin nutritionniste.   C’est qui le diététicien nutritionniste ?  La diététique est une discipline scolaire, parce qu’il faut obtenir un BTS ou encore un DUT en diététique humaine. C’est seulement après avoir suivi ces formations qu’une personne peut avoir le titre de diététicien nutritionniste.  La diététique, c’est un soin. Même si le diététicien a une formation en nutrition, il ne peut pas vous prescrire de médicament et ses missions principales sont :  Étudier vos habitudes alimentaires afin de les améliorer sur le long terme pour une meilleure santé ; Élaboration d’un programme de nutrition simple avec plusieurs exemples de recettes ; Il vous aide à perdre, gagner du poids ou même de la masse musculaire.  Besoin d’un médecin nutritionniste ou d’un diététicien nutrition, rendez-vous en consultation pour dénicher le problème que vous avez.  Conclusion  Attention aux … Lire la suite

Comment manger équilibré au Cameroun ?

comment manger équilibrer au cameroun

Depuis notre tendre enfance, maman a toujours su nous régaler avec ses bons plats. Et on ne pense pas vraiment à s’en séparer même pour améliorer notre santé. Plusieurs personnes pensent que manger équilibré rime avec délaisser ces plats qu’on consomme depuis tant d’années.  Certaines personnes vous diront que c’est la principale cause de la prise de poids de plusieurs personnes. Aujourd’hui au Cameroun les hommes, les femmes et même les adolescents consomment de l’alcool excessivement. Alors, comment équilibrer la consommation de boissons ou encore d’aliments.  Ceci dans le but d’avoir de l’énergie, d’être en bonne santé et d’améliorer sa qualité de vie en évitant les maladies. Dans notre société actuelle ce n’est pas impossible de manger équilibré surtout sans pour autant se priver. Votre nutritionniste vous le dira certainement lors d’une consultation pour améliorer votre alimentation.  Comment acheter intelligemment ses produits alimentaires ? Une bonne nutrition commence par établir un plan d’alimentation constitué du type d’aliments qu’il faut acheter. Afin d’éviter le gaspillage, faites une liste pour le mois et un menu que vous allez scrupuleusement respecter. Avec des enfants une grande famille, c’est possible, seulement, les portions ne seront pas les mêmes.   C’est un travail titanesque surtout si vous avez un budget limité, mais avec de bonnes pratiques, c’est possible. Au lieu d’aller au supermarché, vous pouvez trouver de bons produits dans les marchés de la place. L’inverse est également possible, car ce n’est pas seulement dans les supermarchés que les produits sont très chers.  Limiter les aliments transformés  Malheureusement ou heureusement pour manger équilibré, il faut à tout prix limiter la consommation d’aliments transformés. Ces produits sont généralement riches en sucres, en sels, additifs et en graisses. Vous ne pourrez donc pas contrôler ce qui passe dans la composition de vos plats et cela attaque directement votre santé.  À l’inverse, préparez vous-mêmes vos repas afin de contrôler les quantités de sel et de sucre que vous consommez. Si vous ne savez pas tellement bien cuisiner, il y a énormément de recettes en ligne que vous pouvez apprendre.   Toujours cuisiner ses plats soi-même c’est bien, mais autant que faire se peut. Parce qu’il sera peut-être impossible pour vous de cuisiner tous les jours à cause du travail ou d’autres tâches.  Acheter les produits de saison et locaux Ce n’est pas vraiment un sujet qui intéresse beaucoup de personnes, mais on le sait lorsque c’est la saison des mangues. Plusieurs ne savent pas quand c’est la saison du djindja ou encore de la goyave.  Dans votre localité, apprenez quelle est la saison des fruits et légumes que vous aimez.   Durant ces périodes, ils sont sûrement moins chers et vous pourrez faire de bonnes affaires. En fonction de ces dates, vous pourrez établir un programme qui vous aide à consommer des aliments équilibrés. Le Cameroun est un territoire très fertile, à tel point que la période de récolte de certains aliments s’étend sur toute l’année.   Lancer une petite ferme et éviter le gaspillage  Le travail de la terre était une routine pour nos parents dans le passé et même aujourd’hui pour celles qui sont au village. De nos jours, l’État et certaines institutions essaient tant bien que mal de rappeler aux jeunes l’importance de l’agriculture. Afin que ceux-ci s’y intéressent et prennent la relève.  Cependant, dans votre cours à la maison, il est possible de faire pousser des tomates, du piment, un manguier ou même un papayer. Pour certains un matin, ils se sont réveillés un matin et ils ont trouvé que ces plantes poussaient. D’autres ont pris le temps de planter un bananier afin de d’en avoir à l’occasion.  Si vous êtes réellement motivé, vous pouvez commencer à vous former sur le sujet sans pour autant retourner à l’école. Croyez en ce que les gens ont déjà pu accomplir, car c’est possible de faire pareil et même mieux. Vous pouvez même planter des herbes aromatiques afin de les utiliser durant la cuisson de vos petits plats.  Quelles sont les 6 carences qui contribuent à la prise de poids ?  Une mauvaise alimentation vous fait perdre de l’énergie, ne vous permet pas d’évoluer correctement et vous fait prendre des kilos. Jusqu’à quand allez-vous faire des jeunes afin de perdre du poids ? Pendant combien de temps allez-vous vous priver de vos plats préférés ? Dites “Stop” et sortez de ce cercle vicieux qui vous empêche de profiter pleinement de vos repas.  Ce n’est pas seulement le manque de sport ou alors l’excès de calories qui vous fait prendre du poids. Malgré ce que vous diront plusieurs personnes, il y a des carences qui vous font prendre du poids inutilement en plus. Voici quatre d’entre elles que vous devez absolument connaître afin de manger équilibré :  Carence en Fer  Carence en Vitamine D  Carence en oméga 3  Carence en iode  Si vous comprenez que ce qui vous manque nuit à votre santé plus que ce que vous consommez, le voyage sera moins éprouvant. Ne vous sentez plus coupable parce que vous avez trop mangé un aliment contenant de la matière grasse. Posez-vous la question: est-ce à cause d’une carence en magnésium ou en protéines ? À partir de là vous prendrez les meilleures décisions pour votre alimentation.  Rendez-vous en consultation pour découvrir si un problème de carence n’est pas à l’origine d’une maladie ou de vos problèmes de santé.  Étudions notre contexte social pour manger équilibré sans se ruiner au Cameroun Au Cameroun, donner un plat de nourriture à un voisin, des invités ou une personne qui arrive à l’improviste est un signe d’hospitalité. Les plats comme le “Ndolè”, « Okok » ou le “Eru” sont des spécialités qui ne manquent jamais à la pause du midi. Que ce soit les vendeurs ambulants, les ménages ou les restaurants, la cuisine camerounaise est sacrée pour la population.  Dans ces conditions, comment manger équilibré quand on est toujours tenté de consommer ces plats traditionnels ? Il y a d’innombrables recettes qu’on ne peut malheureusement pas détailler comme la sauce au Gombo accompagner de couscous … Lire la suite

Quelle est l’importance de la nutrition ?

La santé de chaque être humain dépend principalement de ce que nous consommons. Une alimentation équilibrée permet au corps humain d’avoir les nutriments nécessaires pour bien fonctionner. Mais entre les lipides, les glucides, les protéines et aussi les vitamines, on peut vite s’y perdre.  En résumé, manger permet au corps de puiser dans les ressources que nous lui fournissons pour produire de l’énergie. C’est la principale chose à faire pour vivre, grandir et l’entretenir. Le corps puise cela dans une alimentation équilibrée et des nutriments que lui fournissent des aliments qu’il ingère.  Bien se nourrir contribue aussi à éviter et même combattre les maladies. En effet, si vous n’adoptez pas un mode de nutrition équilibré, il est probable que votre corps accumule des toxines. Il y a 400 ans avant JC, Hippocrate disait : “ l’alimentation est notre première médecine”. La médecine que nous devons privilégier, c’est notre alimentation.  Quelles sont les besoins nutritionnels de l’être humain ?  Les besoins nutritionnels de chaque être humain varient en fonction de l’âge, du sexe et de la corpulence de chaque individu. L’existence d’un potentiel problème de santé ou encore l’activité quotidienne conditionne également ces besoins. Connaître ces valeurs permet de contrôler notre alimentation afin d’éviter d’avoir des carences.   En tenant compte de ces différentes conditions, il faut 2 400 à 2 600 calories à un adulte homme par jour. Quant à la femme, 1 800 à 2 200 calories suffisent largement. L’apport en glucides, protéines et lipides est souvent exprimé en pourcentage par rapport à l’apport calorique.    Par conséquent, il faut environ 55 % de calories issues des glucides, 15 % provenant des protéines et 30 % de calories doivent provenir des lipides. Ces chiffres ne correspondent cependant pas aux quantités en poids des différents nutriments, alors il faut faire très attention.  Le problème de santé que vous avez actuellement est peut-être lié à votre mode de nutrition. Vous pouvez nous contacter afin de bénéficier d’une consultation. Quels sont les types de nutriments ?  Chaque jour, nous consommons des aliments qui contiennent trop ou très peu de nutriments. Or, il est important que nous puissions varier au maximum ce que nous mangeons pour maintenir un équilibre. Il existe plusieurs types de nutriments qui apportent de l’énergie à notre organisme au quotidien.  Les macronutriments  Commençons par les glucides qui sont notre principale source d’énergie et littéralement du carburant pour nos cerveaux. Il est aussi une source de ravitaillement pour nos muscles et contribue au bon fonctionnement de l’intestin. Plus souvent connus sous le nom de sucre, les glucides sont constitués de carbone (C), d’hydrogène (H) et aussi d’oxygène (O).  Il y a aussi les protides qui sont communément appelés : protéines. Elles contribuent au bon fonctionnement du métabolisme.  Les protides englobés, les protéines, peptides et acides aminés.  Lorsqu’on consomme 1 g de protéines, ce chiffre est égale à 4 calories. En quantité suffisante, elles permettent une augmentation de la masse musculaire et jouent un rôle important dans l’entretien de l’ossature.    Enfin, dans la catégorie des macronutriments, nous avons les lipides qui sont constitués d’acides gras insaturés et les acides gras saturés. Contrairement aux glucides et aux protéines, les lipides fournissent pas moins de 9 Kcal par gramme consommé. Ils couvrent donc en grande partie les besoins en énergie.  Les micronutriments Dans ce groupe, nous avons des minéraux qui ne participent pas à la production d’énergie pour le corps. Par contre, ils sont incorporés directement dans les structures cellulaires. Les minéraux sont indispensables à l’activité des enzymes ainsi que des hormones. C’est grâce à l’alimentation que le corps peut en avoir, car seul, il ne peut les produire.  Les principaux types de minéraux sont : le magnésium, le calcium, le phosphore, le potassium ou le sodium. Ils ont tous des bienfaits pour l’organisme, comme les oligoéléments, qui eux sont présents en faible quantité.  L’importance des oligo-éléments se fait ressentir dans de nombreuses réactions métaboliques. Il s’agit notamment du fer, du cuivre, du sélénium, du zinc, du chrome, du manganèse et aussi de l’iode.  Par ailleurs, il y a les vitamines, des substances, essentielles pour l’organisme et surtout pour le fonctionnement optimal des différents processus physiologiques. On peut les définir comme étant des molécules actives en très petites quantités.  Les carences en vitamine engendrent des maladies graves ou encore des dysfonctionnements. Les vitamines sont répertoriées sous 13 familles qui sont toutes réparties en deux catégories qui sont :  Les vitamines hydrosolubles : elles sont capables de se dissoudre dans les graisses. On a ici les vitamines A, D, E et aussi K;  Les vitamines liposolubles : Celles-ci peuvent se dissoudre dans l’eau, il s’agit surtout des groupes B (B1,B2,B3 ou PP, B5,B6,B9 et B12) et aussi C.  Lorsque vous déterminez quels sont vos carences, vous pouvez les combler afin de prévenir les maladies et maintenir votre santé.  Les phytonutriments Les phytonutriments sont issus des végétaux et sont présents dans les fruits, les produits constitués de grains entiers, des légumes ou encore des légumineuses. Ce type de nutriment est présent à l’état naturel dans ces aliments.   Dans cette catégorie, on retrouve des composés phénoliques avec les polyphénols, les acides phénoliques, les flavonoïdes et les caroténoïdes. Ils sont reconnus pour être de très puissants antioxydants.  Grâce à eux, votre corps peut lutter contre le stress oxydatif, les maladies cardiovasculaires et dégénératives, les cancers ou encore le vieillissement prématuré. En plus de ces fonctions, les phytonutriments peuvent avoir des bienfaits pour la santé. Ceci au niveau hormonal ainsi que du système immunitaire.  Les carences en nutriments sont souvent la cause de maladies cardiovasculaires, alors, rendez-vous en consultation afin de déceler le problème.  Quelle différence entre la nutrition et l’alimentation ?  Le corps humain a besoin de s’alimenter et de se nourrir pour avoir assez d’énergie pour fonctionner normalement. Cependant, il y a une différence entre ces deux actions qu’il convient d’expliquer.  En effet, l’alimentation correspond à ce que l’être humain fait pour trouver des aliments et les consommer. Il s’agit uniquement des actions de choix des aliments, … Lire la suite

Malformation cardiaque et grossesse : est-ce une mort maternelle ?

Malformation cardiaque et grossesse

Il y a quelques années, je reçois une de mes collègues gynéco m’a référée une patiente de 32 ans désireuse d’avoir une deuxième grossesse (nous appellerons cette patiente, Manuella).  Ce n’est pas surprenant que les cardiologues consultent des femmes enceintes, les raisons peuvent être multiples : le cœur de l’enfant bat trop vite (on veut s’assurer qu’il n’y a pas de malformation). La patiente enceinte est hypertendue (on craint une éclampsie) ou son cœur s’affaiblit brusquement. Du fait que le cœur travaille trop pour soutenir la maman et le bébé (insuffisance cardiaque avec suspicion de cardiomyopathie du post partum). Ici, le cas était différent : le mari de Manuella ne voulait pas qu’elle ait un deuxième enfant. Car il avait peur que le cœur de son épouse ne supporte pas le travail de l’accouchement. Peut-on détecter une malformation cardiaque durant la grossesse ?  En effet, Manuella est née avec une malformation cardiaque : petite, elle était chétive, renfermée dans son coin, ne pouvant pas courir, jouer avec les autres enfants, car son cœur se fatiguait vite. Elle ne pouvait même pas faire les tâches domestiques avec ses frères et sœurs le weekend. Elle avait souvent des bronchites à répétition et dormait parfois avec deux oreillers pour mieux respirer pendant son sommeil. Jusque-là, le diagnostic n’avait jamais été posé, elle n’a jamais eu de suivi par un médecin. Elle a grandi, a fait des études de droit, s’est mariée et est tombée enceinte de son premier enfant. C’était une grossesse particulièrement difficile et à l’accouchement « elle a failli y passer » me disait son époux, l’air effaré. Après son premier accouchement, Manuella était toujours aussi fatiguée, essoufflée, affaiblie.  C’est à cette occasion que sa gynéco me l’a envoyée pour la première fois et le diagnostic de Communication interauriculaire restrictive a été posé à l’âge de 30 ans !!!!!!!  Elle a été mise sous traitement et a recouvré une meilleure santé. Je l’ai ensuite perdue de vue. « Pas de nouvelles, bonnes nouvelles » dit-on. Je ne pense pas que ce dicton s’applique à la relation médecin-patient, surtout quand il est question de maladies chroniques avec des traitements au long cours. La prise en charge d’une patiente enceinte atteinte de malformation  Nous voilà donc, deux ans plus tard, Manuella déterminée à avoir son deuxième bébé malgré l’état de son cœur !  Permettez-moi de continuer de vous relater  la consultation avec Manuella et son mari : au bout de quelques minutes, le téléphone de ce dernier a sonné et il est sorti pour répondre. Manuella m’annonce alors ceci : « j’ai fait mon test de grossesse il y a 2 semaines, il est positif. Mon mari ne le sait pas encore. Il est hors de question que j’avorte. » C’est alors que le mari revient dans mon bureau et Manuella se tait. Ne pouvant donner un avis formel à l’instant, je prescris des bilans pour réévaluer le cœur de Manuella. Après avoir réévalué le cœur de Manuella, je me suis rendue compte que même si je ne l’avais pas vue depuis deux ans, elle prenait correctement son traitement et sa malformation ne s’était pas aggravée. La communication interauriculaire est un trou entre les deux oreillettes permettant le passage du sang et le mélange entre sang oxygéné et non oxygéné.  Chez Manuella, le trou était très petit. C’est pourquoi, malgré quelques malaises respiratoires à l’effort pendant son enfance, la maladie est passée inaperçue et elle supportait sans traitement tant qu’elle ne faisait pas de gros effort. D’où le diagnostic très tardif à l’âge de 30 ans.   Son premier accouchement (étant un gros effort nécessitant que son cœur malade pompe davantage de sang) a permis de révéler la maladie.  La question était donc la suivante : avec un traitement médical et une prise en charge rigoureuse cardio et gynéco (consultations rapprochées, bilans réguliers), Manuella peut-elle s’en sortir ? La réponse était OUI. C’est ainsi que nous avons rassuré le mari de Manuella et l’avons suivie de manière pluridisciplinaire. Manuella a accouché d’un beau garçon de 2,7 kg.  Bien sûr, cela s’est fait par césarienne pour éviter à son cœur de faire des efforts. Aujourd’hui, elle et son mari sont des parents comblés de 2 enfants bien portants. Elle envisage d’ailleurs le recours à la chirurgie cardiaque pour fermer cette communication interauriculaire. Tout est bien qui finit bien. Conclusion  À travers cette petite histoire, il faut retenir l’importance de bien se faire suivre par un médecin afin d’éviter ces complications. Certes, il y a des malformations et même d’autres maladies qu’on ne peut pas détecter aussitôt. Cela dit, vous devez toujours prendre soin de vous en allant régulièrement faire un bilan de santé.  La grossesse est le moment de donner la vie, mais le risque de perdre la sienne est malheureusement présent. Alors, en tant que future maman responsable, il faut scrupuleusement respecter les visites prénatales chez son gynécologue. 

Comment prévenir les maladies cardiovasculaires ?

prévenir les-maladies cardiovasculaires

Quelques soient l’âge et le sexe, les maladies cardiovasculaires tendent à devenir la première cause de morbi-mortalité dans le monde. Notamment en Afrique subsaharienne et au Cameroun, du fait de leur fréquence et de leur gravité (complications à type d’accident vasculaire cérébral, crise cardiaque…).  Elles sont étroitement liées à la présence de facteurs de risque tels que l’hypertension artérielle, le diabète et l’excès de cholestérol. Il y a aussi le tabagisme, l’obésité/le surpoids, le stress, la sédentarité et bien d’autres. Ces facteurs de risque sont réversibles par l’adoption d’un mode de vie sain dès l’enfance avec, si nécessaire, la prise de médicament adéquat sur prescription du cardiologue traitant. Quelles sont les mesures à prendre pour prévenir les maladies cardiovasculaires ?  Les maladies cardiovasculaires sont évitables dans 90 % des cas. La prévention cardiovasculaire  consiste en un ensemble de mesures qui ont pour objectif d’éviter l’apparition des maladies cardiovasculaires ou de leurs complications (accident vasculaire cérébral, crise cardiaque…).   Ces mesures ont toutes fait la preuve d’une réduction significative de la morbi-mortalité cardiovasculaire et consistent à :  Une alimentation saine et équilibrée, c’est-à-dire riche en légumes et fruits et pauvre en matières grasses, peu sucrée, peu salée (privilégier le poisson à la viande, cuisson à la vapeur, usage de l’huile d’olive). Les bienfaits d’une alimentation saine et équilibrée sont la réduction des chiffres tensionnels, la perte de poids;     une consommation modérée d’alcool qui a un effet protecteur contre le risque d’infarctus cérébral;   le sevrage tabagique : au bout d’un an de sevrage, le risque d’infarctus est divisé par 2 et celui d’accident vasculaire cérébral est équivalent à celui du sujet n’ayant jamais fumé;   la pratique régulière d’un exercice physique à raison de 30 minutes par jour à de nombreux bénéfices : baisse de l’insulinorésistance et du mauvais cholestérol, baisse de la tension artérielle, meilleure tolérance à l’effort, effet anti stress.   En somme, il s’agit de modifier son mode de vie en adoptant des habitudes simples et peu coûteuses dès l’enfance et à maintenir tout au long de la vie.   La prévention cardiovasculaire nous concerne tous, car les maladies cardiovasculaires, de plus en plus fréquentes, sont des pathologies très invalidantes. Avec un pronostic très grave (réduction importante de la mobilité, risque de mort subite…) dont le traitement est à vie, la prise en charge très onéreuse. La prévention cardiovasculaire coûte moins cher que la prise en charge des complications. Les personnes porteuses de maladies cardiovasculaires (confirmées par le cardiologue) devront se soumettre aux mesures hygiéno-diététiques décrites ci-dessus et au traitement prescrit. Elles sont appelées à avoir un suivi régulier chez le cardiologue et à faire des analyses biologiques et radiologiques pour dépister tôt et traiter d’éventuelles complications. Quels sont les métiers qui augmentent le risque cardio-vasculaire ? Une étude américaine menée par des scientifiques de l’American Heart Association. Trois branches de métier ont été considérées comme favorisant fortement les risques d’accident cardiovasculaire. En première place, les travailleuses sociales (assistante sociale, éducatrices) ont 36 % de risques de développer des maladies cardiovasculaires.  Ensuite, ce sont les caissières qui ont 33 % de chances d’avoir des AVC ou des infarctus du myocarde. En troisième position, on retrouve les femmes travaillant dans le domaine médical comme les infirmières ou les aides-soignantes, en psychiatrie et à domicile. Mais quels emplois sont les plus sûrs pour le cœur des femmes ? D’après les scientifiques, il s’agit des courtières d’immeubles, des assistantes administratives et des commerciales. Elles ont 11 à 24 % de risques en moins de contracter une maladie cardiovasculaire. Si vous êtes dans des professions dites à risque, des mesures de prévention s’imposent : lutter contre la sédentarité par une activité physique régulière, alimentation riche en fruits et légumes, pauvre en cholestérol, une meilleure gestion du stress. Surtout ne pas consommer d’aspirine sans prescription médicale au risque d’exposer votre estomac à des saignements. Conclusion  Dans notre contexte sociétal, prendre soin de soi ne fait pas partie de la culture de vie de plusieurs. On parle ici d’avoir un mode de vie sain en évitant de consommer trop d’alcool, trop de sucre ou encore de fumer. Et pourtant, les grands résultats se trouvent dans les petites actions du quotidien. Ne le voyez pas comme une corvée, car il s’agit de votre vie. 

Dysfonction érectile et facteurs de risque cardiovasculaire

La dysfonction érectile est définie par l’incapacité persistante ou répétée à obtenir et/ou à maintenir une érection suffisante pour permettre une activité sexuelle satisfaisante pendant une durée minimale de 3 mois. Elle est associée à une souffrance psychologique importante du patient et/ou du couple (baisse de la qualité de vie, anxiété, dépression…). Elle a une origine organique ou psychogène (troubles dépressifs). Elle constitue un sujet tabou et pourtant non négligeable : un tiers des hommes en souffrent à partir de l’âge de 40 ans. Cette prévalence augmente en cas de facteur de risque cardiovasculaire associé (hypertension artérielle, diabète, excès de cholestérol ou obésité, tabagisme, abus d’alcool, sédentarité).  La dysfonction érectile :  Elle est un marqueur sentinelle indépendant du risque cardiovasculaire. Entre autres causes (traumatismes chirurgicaux, maladies rénales, pathologies neurologiques), elle peut être influencée ou aggravée par les facteurs de risque cardiovasculaire sus cités ou par certains médicaments antihypertenseurs (certains bêtabloquants et diurétiques).  La prise en charge est pluridisciplinaire associant entre autres l’urologue, le cardiologue… Le traitement consiste à : Mesures hygiéno-diététiques = avoir une alimentation saine et équilibrée, perte de poids, arrêt du tabagisme, pratique d’une activité physique régulière pour lutter contre les facteurs de risques cardiovasculaires Arrêt de tout traitement susceptible d’engendrer un trouble de l’érection (certains antihypertenseurs et antidépresseurs) Injection de substances vasodilatatrices au niveau des corps caverneux, voire traitement chirurgical (implants péniens) Témoignage d’un homme atteint de dysfonction érectile Aujourd’hui, je vous partage le témoignage d’un de mes patients qui a eu la chance d’avoir une prise en charge pluridisciplinaire dans notre cabinet médical (cardiologue, endocrinologue et urologue) et qui est aussi abonné à notre newsletter : Présentation de Jean-Michel  « Je suis Jean-Michel, j’ai 53 ans, je suis marié et père de 03 enfants. Je suis hypertendu et diabétique. À 49 ans, je me levais plusieurs fois dans la nuit pour uriner et à 51 ans, on m’a diagnostiqué un cancer de la prostate. Cinq mois plus tard, je suis passé de 6 à 7 sur l’échelle de Gleason et un PSA 2,11 à 19,99. J’ai été opéré en septembre 2019 du cancer de la prostate. La première fois que j’ai eu des problèmes de dysfonction érectile, ce fut une grosse surprise. Je ne comprenais pas pourquoi étant donné que tout fonctionnait très bien avant.   L’impact sur mon dysfonctionnement érectile a été très important. Ce fut une remise en question permanente.  L’impact de la dysfonction érectile dans ma vie personnelle  Ma partenaire pensait que je n’avais plus envie d’elle. Comme j’étais très souvent en déplacement, elle a eu beaucoup de doutes sur ma fidélité. Elle pensait que j’allais voir ailleurs ce qui n’était pas du tout le cas ! Heureusement, mon couple ne s’est pas disloqué à cause de ces problèmes érectiles.  Certes, les rapports sexuels n’étaient pas présents, mais on a essayé de faire autre chose. On a essayé de se rapprocher en faisant des activités autres. C’est  ce qui nous a permis de franchir ce cap très difficile aussi bien pour elle que pour moi. Après une opération de la prostate, j’ai eu des fuites urinaires. C’est dégradant, on a honte et il faut arriver à trouver un kiné qui puisse vous aider à limiter ces fuites urinaires. Il y a un gros travail à faire chez le kiné pour s’entraîner, pour s’imposer à aller uriner.  J’ai finalement eu beaucoup de chance parce que, entre les médecins et mon kiné, tous ont su m’aider et m’ont permis de ne plus avoir de fuites urinaires depuis maintenant plus d’un an. Aborder le sujet avec ma partenaire sur les dysfonctionnements érectiles a été très difficile au départ.  C’est après l’opération de la prostate que l’on a commencé à en parler parce que techniquement, il n’y avait plus rien à faire. Mon corps ne fonctionnait pas.  Le traitement que l’on m’a proposé au départ n’a pas fonctionné.  Que ce soit les médicaments ou les injections. Aucune des deux méthodes n’a fonctionné. C’est à ce moment-là que l’on m’a dirigé vers un chirurgien qui pratiquait l’opération de la prothèse pénienne.    Jean-Michel a eu la chance de bénéficier d’un implant pénien, ce qui lui a permis de retrouver une sexualité épanouie pour le plus grand bonheur de son épouse. « Dr AMN : Quels conseils donneriez-vous aux hommes qui souhaitent aborder le sujet avec leur partenaire ? JM : Je dirai qu’avant de parler de ses problèmes d’érection avec sa partenaire, il faut deux choses : beaucoup de courage parce qu’on est quand même dans un état d’esprit lourd et difficile à surmonter. On se sent tout de même très amoindri. Il faut également que la partenaire puisse avoir en main les informations suffisantes pour comprendre la pathologie.  Il faut bien comprendre que c’est une maladie. Ce n’est plus le cerveau qui dit non, c’est le corps. Il faut que les médecins puissent dire à la partenaire que ça ne vient pas du patient, mais ça vient de la maladie. C’est ça le plus important. Dr AMN : Quels conseils donneriez-vous aux hommes souffrant de dysfonction érectile ? JM : La première chose que je leur dirai, c’est qu’il manque un accompagnement des patients. Cet accompagnement, les médecins pourraient en assurer une grosse partie, mais peut-être par manque de temps et de moyens, cet accompagnement n’est pas suffisamment approfondi.  Que ce soit à cause d’un cancer, de problèmes sanguins ou du diabète, peu de solutions sont proposées pour gérer la vie après la maladie. Certes, on trouve des médicaments, ou des injections, mais pour beaucoup de personnes, ces solutions sont compliquées, douloureuses ou inefficaces.  Au départ, on peut être aidé par une infirmière, mais quand on se retrouve seule avec une seringue, ce moment peut être vécu très difficilement. » Conclusion En plus d’un implant pénien, Jean-Michel a décidé de respecter quotidiennement son traitement antihypertenseur, de prendre correctement ses doses d’insuline, car il est maintenant conscient que la dysfonction érectile est avant tout une complication cardiovasculaire ! Il s’apprête d’ailleurs à prendre rdv avec la nutritionniste pour s’assurer que son régime est correct.

Comment baisser sa tension sans médicaments ?

Faire baisser sa tension naturellement, sans médicament, c’est possible, que l’on soit hypertendu ou pas. Cela est même conseillé par les médecins qui appellent cela les mesures hygiéno-diététiques. Adopter une bonne hygiène de vie pour baisser sa tension  Pour rappel, la tension artérielle est composée de 2 chiffres : tensions artérielles systoliques (TAS) et diastolique (TAD). Elle s’exprime en mmHg (millimètre de mercure). L’augmentation d’un de ces chiffres ou des 2 au-dessus de la normale témoigne d’une HTA  (139 mmHg pour la systolique et 89 mmHg pour la diastolique). De combien de mmHg baissez-vous votre pression artérielle en appliquant une bonne hygiène de vie :                                                                                          TAS (mmHg)                           TAD (mmHg)   Régime hyposodé                                                            – 5.39                                      -2.82 He FJ, Li J, Macgregor GA. Effect of longer-term modest salt reduction on blood pressure. Cochrane Database Syst Rev 2013;4:CD004937.   Moins de 2 verres d’alcool par jour                              – 5.5                                         -3.97 Roerecke M, Kaczorowski J, Tobe SW, Gmel G, Hasan OSM, Rehm J. The effect of a reduction in alcohol consumption on blood pressure: a systematic review and meta-analysis. Lancet Public Health. 2017;2:e108-e120   Perte de poids de 5 kg                                                     -4.44                                        -3.57 Neter JE, Stam BE, Kok FJ, Grobbee DE, Geleijnse JM. Influence of weight reduction on blood pressure: a meta-analysis of randomized controlled trials. Hypertension 2003;42:878–884   Régime méditerranéen                                                   -7.62                                         -4.22 Gay HC, Rao SG, Vaccarino V, Ali MK. Effects of different dietary interventions on blood pressure: systematic review and meta-analysis of randomized controlled trials. Hypertension. 2016;67:733–739.   Activité physique régulière  (30 min pendant) 5 à 7 jours/semaine)                            -9                                           -4 Rossi A, Dikareva A, Bacon SL, Daskalopoulou SS. The impact of physical activity on mortality in patients with high blood pressure: a systematic review. J Hypertens 2012;30:1277–1288. Voilà, sur la base d’études scientifiques, vous savez combien de combien, en moyenne, votre tension artérielle diminue, pour chacune de ces mesures. Imaginez le bénéfice cumulé en appliquant toutes ces mesures hygiéno-diététiques simultanément et régulièrement… Quels sont les médicaments qui peuvent augmenter la tension ? Plusieurs médicaments, dont certains en vente libre, sont susceptibles de provoquer ou d’aggraver une hypertension artérielle. De plus, quelques-uns peuvent contrecarrer l’efficacité des traitements chez les personnes soignées pour ce symptôme. Lorsque cela est possible, l’arrêt du médicament en cause permet de normaliser rapidement la tension artérielle. Les anticancéreux L’hypertension artérielle est un des effets secondaires les plus fréquents des traitements antiangionéniques utilisés contre le cancer du rein. Elle nécessite un suivi strict et notamment un contrôle de la tension à chaque consultation. L’hypertension artérielle est parfois associée à la présence anormale de protéines dans les urines ; on parle de protéinurie. Il est recommandé de réaliser un dépistage ou un dosage de la protéinurie avant et pendant toute la durée du traitement. En cas d’augmentation importante de la protéinurie, le médecin pourra modifier le traitement ou demander l’avis d’un néphrologue. Les anti-inflammatoires Exemple : diclofénac, ibuprofène, coxibs… Leur prescription est très fréquente et ils sont parfois pris en automédication. Ils sont utilisés généralement en cas  de douleurs notamment articulaires, engendrant une HTA secondaire dans certains cas, par rétention hydro sodée. Certains antidépresseurs, antiépileptiques, antiparkinsoniens et antimigraineux ont pour effet secondaire une HTA ; il est impératif qu’ils soient administrés sous surveillance médicale. Les pilules œstroprogestatives aussi élèvent les chiffres tensionnels et sont contre-indiquées chez les hypertendues. Les produits à base corticoïdes (bétaméthasone, méthylprednisolone, prednisolone…) élèvent la tension. Je pense spécialement à nos sœurs qui font la dépigmentation artificielle : elles s’exposent justement au risque de développer de l’HTA sans compter les autres complications (cutanées, infectieuses, hormonales avec risque d’hirsutisme…). Et enfin, je citerai les décongestionnants nasaux à base d’éphédrine, oxymétazoline, qui font aussi l’objet de beaucoup d’automédication : ils doivent prescrits avec prudence chez les hypertendus.  Utiliser l’ail pour faire baisser sa tension « Docteur, je suis hypertendu. Puis-je prendre de l’ail pour baisser la tension ? ». C’est une question qui m’est souvent adressée et je me suis dit que je devais mettre la lumière sur ce sujet. L’ail est sans doute l’un des légumes les plus anciennement cultivés par les humains qui, depuis des temps immémoriaux, s’en sont servi aussi bien pour se soigner que pour se nourrir. Depuis l’Antiquité, on lui attribuait des vertus toniques, cardiovasculaires, anti-infectieuses et anti tumeur. Durant la Seconde Guerre mondiale, l’armée russe aurait eu recours à l’ail lorsqu’elle vint à manquer de pénicilline. La légende de Dracula aurait été inspirée par une rare maladie, la porphyrie, une défaillance du métabolisme du sang qui rend le patient hypersensible à la lumière et dont l’ail peut exacerber les symptômes. On sait par ailleurs que l’ingestion d’ail peut chasser certains parasites qui sucent le sang, comme la tique. Tous les éléments de la légende sont donc présents. Au cours des dernières décennies, les chercheurs ont publié plus de 2 000 recherches scientifiques portant sur le potentiel thérapeutique de l’ail. En raison de l’ampleur exceptionnelle de ce corpus d’études, les notes bibliographiques de … Lire la suite

Quelles sont les conséquences du tabagisme sur la santé ?

Aussi surprenant que cela puisse paraître, les femmes sont de plus en plus nombreuses à fumer des cigarettes. Cela concerne autant la jeune fille que les femmes âgées de plus de 50 ans. Mais est-ce qu’elles ont conscience des risques auxquels elles s’exposent en faisant cela ?  Penser que fumer nous permet de nous détendre, est une erreur qui peut conduire quiconque avec cette pensée dans la tombe.  Dans notre société, chez les hommes, c’est plus fréquent ce type de comportement. Mais ils sont également exposés à plusieurs risques comme les maladies pulmonaires et les cancers. Ceux-ci comprennent les risques auxquels ils s’exposent alors, ils doivent avoir des raisons d’arrêter.  Quelle est la prévalence de tabagisme chez les femmes au Cameroun ?  Selon l’enquête mondiale sur le tabagisme chez les adultes (Global Adult Tobacco Survey, GATS) effectuée au Cameroun, en 2013, 8,9 % de la population (1,1 million) utilise des produits à base de tabac avec une prédominance masculine. En effet, sur toute la population camerounaise, on avait 13,9 % des hommes et 4,3 % des femmes qui utilisent le tabac. Les tranches d’âge les plus concernées sont les 25-44 ans et les 45-64 ans. Quels dangers menacent la femme qui fume ?  Bien que ce soit une habitude surtout masculine, dans les pays développés, la prévalence des femmes qui fument augmente dans le monde. Concernant les femmes fumeuses, le tabac provoque un gonflement des vaisseaux au niveau du vagin ce qui limite la circulation sanguine d’où sécheresse vaginale. Par ailleurs, le tabagisme a des conséquences sur l’ovulation, la fécondation et l’implantation de l’embryon : Il diminue la production d’œstrogène, ce qui trouble le cycle menstruel. Il influence la qualité des ovules. Ceux-ci présentent des anomalies et sont moins aptes à être fécondés. Il a des effets négatifs sur l’endomètre, qui est la muqueuse de l’utérus servant à accueillir l’embryon. Le tabac peut empêcher l’embryon de bien s’implanter dans l’utérus. En dehors de l’impuissance sexuelle, les femmes présentent les mêmes inconvénients que les hommes concernant le tabagisme. Quels sont les risques spécifiques pour les femmes ?  Le tabagisme chez la femme présente certaines particularités et risques spécifiques : Le danger pilule-tabac : chez la femme en âge de procréer, l’association tabagisme et contraception par pilule œstroprogestative  est une grande pourvoyeuse d’accidents thromboemboliques. L’idéal est d’arrêter de fumer pour éviter toutes ces complications.  (Si on reste fumeuse, on évitera la contraception œstroprogestative au profit des progestatifs faiblement dosés) La grossesse chez la femme fumeuse est une grossesse à risque : la morbi-mortalité materno-fœtale est augmentée.  Il a été démontré que le sevrage chez la femme est plus difficile que chez l’homme. Le stress au travail conjugué à la gestion de la vie familiale, à la précarité sont autant de facteurs d’échecs et de rechutes.  Pourtant, les bénéfices du sevrage tabagique sont majeurs : Arrêter de fumer avant 40 ans élimine à 90 % le sur-risque ultérieur de décès par maladie cardio-vasculaire et arrêter avant 30 ans l’élimine pratiquement à 100 %. Même au-delà de 60 ou 70 ans, arrêter de fumer diminue encore le risque de pathologies liées au tabac, en particulier celui d’accidents cardio-vasculaires. Quelles sont les raisons pour un homme d’arrêter de fumer ? Sur le plan économique, en moyenne, chaque fumeur actuel de cigarettes dépense 4 691 FCFA  par mois pour les cigarettes manufacturées. Ce qui équivaut à 8,9 % du produit intérieur brut (PIB) mensuel par habitant.  Le montant moyen consacré à 20 cigarettes manufacturées est de 436 FCFA. Ainsi que le coût moyen de 100 paquets de cigarettes manufacturées en tant que pourcentage du (PIB) est de 6,9 %.  En 2013, la demande intérieure en cigarettes et en produits à base de tabac était estimée à 15 milliards de FCFA.  La contrebande du tabac est favorisée par la configuration géographique du Cameroun qui offre des facilités de passage le long de sa côte maritime et par la porosité de ses frontières terrestres. Il est admis que l’ampleur de la contrebande est difficile à évaluer, mais semble très importante au regard des pertes énormes subies par les unités industrielles locales sur leurs chiffres d’affaires.  Ils ont conduit à la fermeture de la filiale de British American Tobacco (BAT) au Cameroun et de Société Industrielle des Tabacs du Cameroun (SITABAC). Pour rappel, le tabac est un cocktail de 4 000 substances chimiques dont plus de 250 sont nocives et une cinquantaine cancérigène. Messieurs, voici 10 bonnes raisons pour arrêter, d’où, ne jamais commencer à fumer du tabac : Fumer entraîne l’impuissance sexuelle ; Fumer diminue la quantité et la qualité du sperme, ayant pour conséquence des problèmes d’infertilité ; Fumer entraîne de nombreux cancers : poumons, vessie,  sphère digestive (estomac, pancréas, œsophage), sphère ORL (bouche, langue, gorge) ; Fumer favorise la survenue des maladies cardiovasculaires ; Fumer réduit les défenses immunitaires : le risque d’infections est donc accru ; Fumer est responsable du vieillissement prématuré de l’organisme ; Fumer diminue l’efficacité de certains traitements, notamment les traitements anticancéreux et antirétroviral (contre le VIH) ; Fumer fragilise les os (ostéoporose prématurée) ; Fumer est à l’origine de problèmes oculaires : cataracte précoce, glaucome ; Fumer du tabac est une dépense inutile qui coûte très cher à votre santé et à celle de votre entourage (tabagisme passif) : en effet, vos épouses, vos enfants etc inhalent la fumée de cigarette que vous rejetez et sont exposés aux mêmes dangers que vous.  Conclusion  Le message essentiel est donc, il faut arrêter le plus tôt possible. Mais il n’y a pas d’âge au-delà duquel arrêter soit sans bénéfice. Même si c’est difficile, il faut que la femme se préserve de ce qui peut la détruire sur le long terme. Elle doit éviter de mettre en danger son bébé durant la grossesse et fumer en prenant la pilule contraceptive.  Les fumeurs n’ont pas toujours conscience de ce mal. Chez les hommes comme les femmes, le tabagisme fait des ravages. Mais cela peut être éviter, alors prenez les bonnes décisions pour votre vie et aussi celle de vos proches. 

Retraite : est-ce un danger pour la santé ?

Beaucoup de gens rêvent de s’arrêter de travailler dès qu’ils le peuvent. Mais les preuves suggèrent que ce rêve a beaucoup d’inconvénients. Le passage de la vie active à la retraite entraîne de nombreux bouleversements.  En effet, le passage à la retraite conduit à une modification du revenu, de la couverture santé de l’individu, et à la diminution du coût d’opportunité du temps (Blake H, Garrouste C. Collateral effects of a pension reform in France. Ann Economics Statistics 2019 ; 57-86). Ces changements peuvent avoir une influence sur l’état de santé.  Quels sont les risques liés à la retraite ?  Cette transition vers la retraite peut également conduire à une modification de l’exposition de l’individu à certaines pathologies. Par exemple, le risque de dépression peut être lié à l’exposition au stress (en particulier dans la période travaillée). Mais il peut aussi avoir pour origine une diminution de la vie sociale de la personne qui survient parfois au passage à la retraite.  D’après l’hypothèse « use-it or loose-it », les capacités physiques et cognitives des individus seraient préservées tant qu’elles sont « utilisées ». Ainsi, prolonger la durée d’activité conduirait à conserver plus longtemps la santé physique et les capacités cognitives des individus (Behncke S. Does retirement trigger ill health ? Health Economics 2012 ; 21 : 282-300.6). Sur le plan cardiovasculaire, l’âge et la ménopause sont des facteurs de risque qui augmentent la probabilité de faire un accident cardio-vasculaire. Du fait de l’inactivité, on peut présenter des pathologies métaboliques (diabète, dyslipidémies, etc.) rhumatologiques, psychologiques (dépression) et autres. Comment mieux vivre sa retraite pour prévenir tous ces maux ? La retraite se planifie en tenant des aléas financiers qui peuvent survenir avec le temps. Il y a beaucoup de fausses affirmations à ce sujet. C’est la raison pour laquelle vous ne devez pas vous disperser. Malgré tout, il faut savoir que la retraite, c’est la liberté totale. Il y a plusieurs stratégies que vous pouvez mettre en place afin de mieux vivre votre retraite :  Épargnez de façon rigoureuse : vous pouvez choisir d’investir dans une affaire familiale afin de pouvoir épargner sur le long terme. L’épargne ne consiste pas seulement à amasser le maximum d’argent parce que celui-ci peut perdre de la valeur. Alors, la bonne chose à faire est de développer un business qui vous permettra de bien vivre durant vos vieux. Plus on s’y met jeune, plus on a l’occasion de développer son affaire rapidement. Durant la période de travail, vous pouvez mieux gérer les risques ;   Consacrez-vous sur ce qui vous passionne : lorsque vous vous retrouvez seul, il faut vous occuper le plus possible. Le moment de votre retraite, c’est celui durant lequel il faut suivre ses passions. Que ce soit le fait de collectionner des objets, faire de la cuisine, ou encore avoir un jardin, vous pouvez toujours réaliser vos rêves ;   Cultiver votre vie sociale : la vieillesse, c’est l’étape de votre vie où personne ne veut être avec vous. Le sentiment d’absence de vos proches est de plus en plus présent. N’hésitez pas à vous rapprocher de personnes comme vous, de vos frères et sœurs ou encore de vos voisins. Organiser des activités de groupe ou encore des repas en famille contribue à la culture de votre vie en société ;    Manger équilibré et faire de la marche quotidiennement : consommer cinq fruits et légumes par jour, des produits laitiers et bien s’hydrater permettent une alimentation équilibrée. Grâce aux bonnes habitudes que vous allez développer, vous pourrez éloigner plusieurs maladies liées à l’âge.   Conclusion La retraite peut faire peur à plusieurs personnes, surtout lorsqu’il s’agit de la gestion des finances. Par ailleurs, il faut tenir compte de la dimension physique et psychologique de la chose. Les risques de maladies psychologiques comme l’Alzheimer ou encore des maladies cardiaques se multiplient avec l’âge. Vous devez alors faire plusieurs choses importantes pour maintenir votre corps en forme.

Minceur, Sang gras et cholestérol

Permettez-moi de vous raconter l’histoire de Mr R : patient de 51 ans venu me voir en consultation pour des crampes survenant au niveau des pieds, des mains dans un contexte d’élévation de chiffres tensionnels. Il faut savoir que Mr R est très mince, fait de l’activité physique régulière et est particulièrement stressé sur le plan professionnel. Son péché mignon ? Grignoter les arachides. En dehors de ça, il ne boit pas, ne fume pas et a une hygiène de vie plutôt saine. J’ai d’abord pensé au stress et aux carences alimentaires. De toute façon, j’ai demandé un bilan sanguin, préconisé des examens cardiaques, une consultation chez notre neurologue, une surveillance de la tension artérielle et j’ai prescrit un traitement contre les nerfs. Les examens cardiaques ont révélé que Mr R avait une hypertension artérielle non compliquée, pas de problèmes nerveux selon le neurologue. Tout le bilan sanguin était normal. Sauf le cholestérol ! En effet, le taux de cholestérol était très élevé ! Comment faire le lien entre le cholestérol élevé, la persistance des crampes ?  L’excès de cholestérol va boucher les vaisseaux, notamment ceux des pieds et des mains (les artères sont particulièrement fines au niveau des pieds et des mains). Le sang ne va pas bien circuler, les tissus ne vont pas recevoir suffisamment d’oxygène au niveau des pieds et des mains… d’où les crampes ! Vu cet excès de matières grasses, nous avons dû mettre un traitement pour réduire le cholestérol. En effet, si rien n’est fait, les vaisseaux seront de plus en plus bouchés et ça peut entraîner de graves accidents cardio-vasculaires voire gangrène et amputation du membre au stade ultime ! Cependant, une question fondamentale demeure : selon vous, d’où vient l’excès de cholestérol chez quelqu’un qui n’est pas en surpoids/obèse et qui a une hygiène de vie plutôt saine ? Les arachides !! Eh oui, ce petit péché mignon est responsable du « sang gras ». Quand il a compris cela, Mr R a carrément stoppé sa consommation en arachides. Les crampes ont progressivement disparu et son cholestérol est revenu stable au bout de huit mois. Il a donc arrêté le médicament anticholestérol. Que signifie un taux de cholestérol sanguin élevé ? Votre médecin vous informe que votre biologie sanguine révèle une augmentation du taux de cholestérol. Qu’est-ce que cela signifie ? Indispensable pour vivre, le cholestérol peut être nocif si présent en excès dans le sang. Il est important de réaliser, surtout à partir de la cinquantaine, un contrôle régulier et systématique de la tension artérielle (TA) et le dosage de la glycémie, des triglycérides, du cholestérol total et du LDL-cholestérol. Ces facteurs contribuent à augmenter le risque cardiovasculaire (c’est-à-dire de faire plus souvent, et plus précocement, une maladie cardiovasculaire : angine de poitrine, infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral ou AVC, insuffisance rénale …)  Les triglycérides sont des graisses dans le sang dont l’augmentation est due à la consommation excessive de sucres et/ou d’alcool. Le cholestérol est une graisse insoluble dans le sang, milieu aqueux, est transporté par des lipoprotéines solubles dans le sang. Il se dirige vers la paroi artérielle et s’y dépose par le biais des LDL puis retourne vers le foie pour être libéré avec les HDL. Le LDL est qualifié de : mauvais cholestérol et le HDL de : bon cholestérol. Il existe deux sources principales de cholestérol : synthétisé par le foie ou provenant de l’alimentation. En quantité trop abondante, il se dépose contre les parois internes des artères, formant des plaques d’athérome (plaques de graisse). Progressivement, elles vont s’épaissir, diminuant le calibre des artères, ralentissant le flux sanguin et gênant ainsi l’oxygénation des organes. À la longue, des troubles risquent d’apparaître : douleurs survenant lors d’un effort dans la poitrine (angine de poitrine) ou dans le mollet à la marche. La maladie peut se révéler de manière brutale, par interruption de la circulation sanguine : c’est la crise cardiaque (infarctus du myocarde) ou d’attaque cérébrale (AVC). On sait aujourd’hui que le risque de maladie cardiovasculaire peut être considérablement réduit en luttant contre ces facteurs, en essayant de les corriger par l’adoption, dans un premier temps, de deux mesures, dites hygiéno-diététiques : Bouger davantage en ayant une activité physique régulière (par exemple : marchez au moins une demi-heure par jour, en une ou plusieurs fois) Rééquilibrer son alimentation en réduisant la consommation des graisses et des sucres et en privilégiant les fruits et légumes. Gras du ventre VS Gras des fesses Nous savons tous que l’obésité d’une manière générale est pourvoyeuse de maladies. Cependant, il y a plusieurs types d’obésité ; laquelle est la plus dangereuse pour la santé ? Est-ce l’obésité abdominale/androïde (gras du ventre) ou l’obésité gynoïde (gras des fesses) ? C’est l’obésité abdominale qui est surtout associée à une augmentation du risque cardiovasculaire et non la seule augmentation absolue de la masse grasse. L’excès de graisse viscérale est associé à un profil glucidolipidique athérogène avec une hyperinsulinémie, une augmentation des LDL petites et denses, une diminution du HDL, contribuant à multiplier le risque coronarien par 20. Même en l’absence d’hypercholestérolémie, d’hyperglycémie, d’hypertension artérielle, les patients en surpoids ont un risque plus élevé de maladie coronaire si leur augmentation de masse graisseuse est à distribution abdominale. Une mesure indirecte de l’obésité abdominale, soit par le périmètre abdominal, soit par le rapport taille-hanches, est un marqueur puissant et indépendant du risque d’infarctus du myocarde.  Éviter la sédentarité est un des meilleurs moyens de prévenir l’obésité abdominale et la survenue d’un diabète. Plusieurs données indiquent que la diminution de l’obésité abdominale diminue le risque cardiovasculaire.  Le cardiologue a un rôle essentiel dans la prévention de l’augmentation du risque cardiovasculaire associé à l’épidémie d’obésité en cours par le dépistage et la prise en charge de l’obésité abdominale. L’obésité gynoïde n’est pas du tout associée au risque cardiovasculaire. Conclusion Le corps humain fonctionne généralement de la même manière, mais les anomalies surviennent différemment chez chaque personne. C’est pourquoi une personne qui n’est pas obèse peut avoir un mauvais cholestérol qui affecte ses mains et ses pieds. Afin d’éviter cela, il faut éviter la consommation de certains aliments qui occasionnent ces problèmes.  Bien … Lire la suite