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Nos derniers articles de blog

les aliments locaux

Les aliments locaux qui font du bien à votre cœur

On cherche souvent très loin ce qui pousse à côté de chez nous. Les graines exotiques et les poudres venues d’autres continents promettent des miracles. Pourtant, nos terroirs regorgent de trésors pour notre santé. Et surtout, pour notre cœur. Les maladies cardiovasculaires restent la première cause de mortalité dans le monde. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) le rappelle régulièrement. Heureusement, notre alimentation est notre première alliée. Mieux encore, les aliments locaux les plus protecteurs se trouvent souvent sur nos marchés. Ils sont frais, savoureux et accessibles. Voici les aliments locaux qui font du bien à votre cœur. Apprenez à les reconnaître. Découvrez pourquoi ils vous protègent. Et surtout, intégrez-les dans votre cuisine dès aujourd’hui. Quels sont les aliments locaux pour le cœur ? Avant de dresser la liste, définissons ce terme. Les aliments locaux pour le cœur n’est pas une pilule magique. Il ne remplace pas un mode de vie sain. Il ne compense pas le tabagisme ou la sédentarité. Les aliments locaux pour le cœur agit sur plusieurs fronts. D’abord, il aide à réduire le mauvais cholestérol, le fameux LDL. Ensuite, il contribue à abaisser la pression artérielle. De plus, il combat l’inflammation chronique, un ennemi silencieux des artères. Enfin, il fournit des antioxydants qui protègent les cellules du stress oxydatif. Les aliments locaux que nous allons explorer répondent à ces critères. Ils sont locaux. Ils sont frais. Et ils sont délicieux. Le safou, un fruit unique au cœur tendre Le safou est un fruit emblématique de notre région. On l’appelle aussi prune africaine. Sa chair onctueuse et son goût subtil cachent des vertus insoupçonnées pour la santé cardiovasculaire. Pourquoi il protège votre cœur. Le safou est riche en acides gras insaturés. Ces bonnes graisses aident à réduire le mauvais cholestérol. Elles augmentent aussi le bon cholestérol, le HDL. De plus, le safou contient du potassium, un minéral essentiel pour réguler la pression artérielle. Enfin, il est une excellente source de fibres, qui piègent le cholestérol dans l’intestin. Comment le consommer. Plongez les fruits dans l’eau chaude pendant quelques minutes. La chair ramollit. Dégustez-la nature, avec une pincée de sel. Vous pouvez aussi l’écraser et l’étaler sur du pain. Certains l’incorporent dans des sauces pour accompagner le poisson ou le poulet. Achetez les safous bien mûrs, à la peau violet foncé. Consommez-les rapidement, car ils sont fragiles. Le ndolè, des feuilles amères au pouvoir protecteur Le ndolè est bien plus qu’un plat de fête. Ses feuilles, légèrement amères, sont un concentré de nutriments bénéfiques pour le système cardiovasculaire. Pourquoi il protège votre cœur. Les feuilles de ndolè sont riches en fibres alimentaires. Elles aident à contrôler la glycémie et à réduire l’absorption du cholestérol. Elles contiennent aussi des antioxydants spécifiques, les flavonoïdes. Ces composés protègent les vaisseaux sanguins contre les dommages oxydatifs. De plus, le ndolè est une source intéressante de magnésium. Ce minéral aide à détendre les muscles, y compris ceux des artères. Comment le consommer. Lavez soigneusement les feuilles. Faites-les bouillir pour réduire l’amertume. Ensuite, préparez le plat traditionnel. Utilisez modérément l’huile de palme. Préférez les arachides fraîches écrasées pour la texture. Accompagnez ce plat de banane plantain cuite à l’eau, sans friture. Ainsi, vous préservez toutes les qualités nutritionnelles du ndolè tout en protégeant votre cœur. Le poisson frais de nos rivières et de nos côtes Le bar, le capitaine, la carpe et le tilapia peuplent nos eaux. Leur chair délicate est un trésor pour le cœur. Ces poissons sont frais, disponibles sur les marchés locaux et souvent plus abordables que les poissons importés. Le pouvoir des oméga-3 locaux. Ces poissons contiennent des acides gras essentiels. Ils réduisent les triglycérides sanguins. Ils fluidifient le sang et préviennent la formation de caillots. Ils stabilisent le rythme cardiaque. La Fondation des maladies du cœur et de l’AVC recommande au moins deux portions de poisson par semaine. Lesquels privilégier. Le tilapia est une excellente source de protéines maigres. Le capitaine et le bar sont plus riches en oméga-3. La carpe, abondante dans nos eaux douces, est également bénéfique. Comment le cuisiner. Privilégiez les cuissons douces. Cuisez le poisson en papillote avec des épices locales et des légumes. Faites-le griller doucement sur un feu de bois. Évitez la friture à haute température. Elle détruit les oméga-3 et ajoute des graisses nocives. Le koki, une protéine végétale oubliée Le koki, préparé à base de niébé, est un plat traditionnel riche en protéines végétales. Cette légumineuse locale mérite une place de choix dans votre alimentation cardiaque. Pourquoi il protège votre cœur. Le niébé est une légumineuse exceptionnelle. Il contient des fibres solubles qui capturent le cholestérol. Il possède un index glycémique bas, ce qui stabilise la glycémie. Il est riche en potassium et pauvre en sodium, un équilibre parfait pour la pression artérielle. Enfin, il remplace avantageusement la viande rouge, dont l’excès est associé à un risque cardiovasculaire accru. Comment le consommer. Préparez le koki traditionnel. Utilisez modérément l’huile. Ajoutez des épinards ou des feuilles vertes locales dans la pâte. Cuisez à la vapeur plutôt qu’à l’huile. Le résultat est moelleux, savoureux et bon pour votre cœur. Les épices et condiments locaux Nos marchés regorgent d’épices aux vertus cardioprotectrices méconnues. Elles rehaussent les plats tout en prenant soin de votre santé. Le piment frais. Le piment local est riche en capsaïcine. Ce composé stimule la circulation sanguine. Il aide à fluidifier le sang. Il peut aussi contribuer à réduire la pression artérielle. Consommez-le frais, avec modération. Ajoutez-le dans les sauces et les marinades. Le gingembre. Le gingembre frais est un allié puissant du cœur. Il possède des propriétés anti-inflammatoires. Il aide à réduire l’agrégation plaquettaire, ce qui prévient les caillots. Râpez-le frais dans vos tisanes, vos jus ou vos plats. L’ail. L’ail est un super aliment universel. Il aide à abaisser la pression artérielle. Il réduit le cholestérol LDL. Il fluidifie le sang naturellement. Utilisez-le généreusement dans vos préparations quotidiennes. Écrasez-le et laissez-le reposer quelques minutes avant de le cuire. Cela active ses composés protecteurs. Le djansang. Cette épice locale, aussi appelée aki ou njansang, est utilisée dans de nombreuses sauces. Elle est riche en

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Faire un ECG

L’importance de faire un ECG : Pourquoi cet examen peut vous sauver la vie

Le cœur ne prévient pas toujours. Il ne fait pas mal avant de lâcher. Il ne clignote pas comme un voyant de tableau de bord. Parfois, le premier symptôme d’une maladie cardiaque est le dernier. Un infarctus foudroyant. Une arythmie fatale. Une mort subite. Pourquoi faire un ECG ? L’électrocardiogramme, ou ECG, est un examen qui prend cinq minutes, ne fait pas mal, ne nécessite aucune aiguille, et coûte une fraction de ce que coûte une journée d’hospitalisation. Pourtant, des millions de personnes n’en ont jamais fait un. Par méconnaissance. Par négligence. Parce qu’elles se croient en bonne santé. Cet article explique pourquoi Faire un ECG devrait faire partie de votre bilan de santé régulier, quels signaux il peut détecter avant qu’il ne soit trop tard, et comment cet examen simple s’intègre dans une stratégie de prévention cardiaque. Qu’est-ce qu’un ECG exactement ? L’électrocardiogramme est un enregistrement de l’activité électrique du cœur. Chaque battement est déclenché par une impulsion électrique qui parcourt le muscle cardiaque de manière ordonnée. Faire un ECG, c’est capter cette activité via des électrodes posées sur la peau, au niveau de la poitrine, des poignets et des chevilles. Le résultat est un tracé, une série de courbes imprimées sur un papier millimétré, que le médecin lit comme une partition. Ce tracé révèle une quantité d’informations considérable. Le rythme cardiaque. La régularité des battements. La taille des cavités cardiaques. L’épaisseur du muscle. La présence de zones mal irriguées ou cicatricielles après un infarctus silencieux. Des anomalies de la conduction électrique qui peuvent dégénérer en troubles graves. La Fondation des maladies du cœur et de l’AVC du Canada explique que Faire un ECG est l’un des examens de première ligne les plus utiles en cardiologie. Il est disponible dans presque tous les cabinets médicaux, les cliniques et les hôpitaux. Pourquoi faire un ECG même si vous vous sentez en pleine forme ? C’est la question centrale. Si rien ne fait mal, pourquoi chercher quelque chose qui ne se manifeste pas ? La réponse tient en un chiffre. Selon les données de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde. Une part importante de ces décès survient sans signe avant-coureur connu. L’hypertension artérielle silencieuse. Elle n’a aucun symptôme pendant des années. Pendant ce temps, elle épaissit le muscle cardiaque, ce que l’ECG peut détecter sous forme d’hypertrophie ventriculaire gauche. Découverte tôt, cette hypertrophie est réversible avec un traitement adapté. Découverte tard, elle évolue vers l’insuffisance cardiaque. Les troubles du rythme méconnus. La fibrillation auriculaire, par exemple, peut être intermittente et asymptomatique. Le patient ne sent rien. Pourtant, cette arythmie multiplie par cinq le risque d’accident vasculaire cérébral. Un ECG de routine peut la détecter et déclencher un traitement anticoagulant qui prévient l’AVC. Les séquelles d’infarctus silencieux. On estime que 20 à 30 % des infarctus sont silencieux, selon les études relayées par l’American Heart Association. Ils ne provoquent pas la douleur thoracique classique, mais une fatigue, un essoufflement léger, un malaise vague que l’on attribue au stress ou à l’âge. L’ECG montre la cicatrice électrique de cet infarctus passé et permet de mettre en place une prévention secondaire avant la récidive. À quel âge et à quelle fréquence faire un ECG ? Il n’existe pas de recommandation universelle pour faire un ECG de dépistage systématique chez les personnes sans symptôme. Cependant, les sociétés savantes s’accordent sur des repères de bon sens. Avant 40 ans, sans facteur de risque. Faire un ECG de référence peut être utile, notamment avant de débuter une activité sportive intense. La Société canadienne de cardiologie recommande une évaluation cardiaque pour les athlètes de compétition et les sportifs amateurs qui reprennent une activité après une longue sédentarité. Après 40 ans. Un ECG tous les deux à trois ans est raisonnable, même en l’absence de symptômes. C’est le moment où les facteurs de risque commencent à marquer le système cardiovasculaire. Le site de l’Institut de Cardiologie de Montréal propose des programmes de bilan cardiaque adaptés à chaque profil. Après 50 ans, ou avec des facteurs de risque. Un ECG annuel est recommandé. Les facteurs de risque sont l’hypertension, le diabète, le cholestérol élevé, le tabagisme, l’obésité, la sédentarité et les antécédents familiaux de maladie cardiaque précoce. En présence de symptômes. Tout symptôme évocateur doit conduire à un ECG sans délai. Douleur thoracique, palpitations, essoufflement inhabituel, malaise, fatigue intense inexpliquée. N’attendez pas votre rendez-vous de routine. Consultez rapidement. Les limites de l’ECG : Ce qu’il ne peut pas voir L’ECG est un outil puissant, mais il n’est pas infaillible. Connaître ses limites permet de l’utiliser à bon escient et de ne pas se croire faussement rassuré. Un ECG normal ne signifie pas un cœur parfait. Un rétrécissement des artères coronaires, même significatif, peut ne pas modifier le tracé au repos. C’est pourquoi, en cas de symptômes suspects ou de facteurs de risque élevés, le médecin peut prescrire un ECG d’effort, ou épreuve d’effort. Le patient pédale ou marche sur un tapis pendant que son ECG est enregistré. L’effort démasque les anomalies que le repos cachait. Consultez notre article sur le bilan cardiaque complet pour comprendre l’articulation entre ces différents examens. L’ECG est un instantané. Une arythmie intermittente peut ne pas être présente au moment des cinq minutes de l’enregistrement. Si le médecin suspecte un trouble du rythme épisodique, il peut prescrire un Holter cardiaque, un ECG portable porté pendant 24 ou 48 heures, qui enregistre chaque battement sur la durée. L’interprétation dépend du lecteur. Un ECG doit être lu par un médecin formé. Les logiciels d’interprétation automatique, présents sur la plupart des appareils, sont utiles mais commettent des erreurs. Seul un œil médical expérimenté intègre le tracé dans le tableau clinique complet. Tableau : Ce que l’ECG peut et ne peut pas détecter Ce que l’ECG détecte Ce que l’ECG ne détecte pas Troubles du rythme (fibrillation auriculaire, extrasystoles, tachycardies) Rétrécissement des artères coronaires sans modification du tracé de repos Séquelles d’infarctus ancien (onde Q de nécrose) Plaques d’athérome non obstructives Hypertrophie du muscle cardiaque (signe d’hypertension ancienne)

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Burn-out ou fatigue cardiaque

Burn-out ou fatigue cardiaque ? Comment ne pas confondre les deux

Burn-out ou fatigue cardiaque : Vous êtes épuisé. Vous montez un escalier et vous voilà essoufflé comme après un marathon. Votre poitrine vous serre. Votre sommeil ne répare plus rien. Vous consultez les forums, vous lisez des articles, et deux mots reviennent sans cesse : burn-out ou fatigue cardiaque. La confusion est fréquente. Elle est aussi potentiellement mortelle. Cet article vous explique, point par point, comment distinguer ces deux réalités qui se ressemblent en surface mais diffèrent radicalement dans leur mécanisme et leur urgence. Car confondre un épuisement professionnel avec une cardiomyopathie, c’est prendre le risque de traiter par le repos et la méditation un organe qui a besoin d’un cardiologue. Pourquoi cette confusion est de plus en plus fréquente Le burn-out, ou syndrome d’épuisement professionnel, est entré dans le langage courant. Il est désormais reconnu par l’Organisation mondiale de la Santé comme un phénomène lié au travail, caractérisé par un épuisement émotionnel, une dépersonnalisation et une baisse de l’accomplissement personnel. Voyez la fiche officielle de l’OMS sur le burn-out. Les symptômes physiques du burn-out sont pourtant trompeurs. Une fatigue écrasante, des douleurs thoraciques, des palpitations, un essoufflement. Ces signaux sont strictement identiques à ceux d’une insuffisance cardiaque débutante ou d’une cardiomyopathie de stress. La Fondation des maladies du cœur et de l’AVC du Canada alerte régulièrement sur cette zone grise symptomatique qui retarde les diagnostics. Une femme de 45 ans surmenée peut ainsi ignorer un problème cardiaque pendant des mois, convaincue qu’il suffit de se reposer. Tableau comparatif : Burn-out ou Fatigue cardiaque Ce tableau vous donne une grille de lecture. Attention : il ne remplace en aucun cas un avis médical. Dès qu’un doute existe, le réflexe doit être la consultation. Critère Burn-out (épuisement professionnel) Fatigue cardiaque (insuffisance cardiaque) Cause principale Stress professionnel chronique, surcharge mentale Incapacité du muscle cardiaque à pomper efficacement le sang Type de fatigue Fatigue matinale intense, non réparée par le sommeil. Évolue sur des mois. Fatigue progressive à l’effort, puis au repos. S’aggrave avec le temps. Essoufflement Lié à l’anxiété, souvent au repos ou lors de crises d’angoisse. Essoufflement à l’effort de plus en plus léger, puis en position allongée (orthopnée). Douleur thoracique Oppression diffuse, serrement lié au stress, variable dans la journée. Pression, serrement ou brûlure rétrosternale, souvent à l’effort, parfois irradiant vers le bras gauche ou la mâchoire. Œdèmes et gonflements Absents. Gonflement des chevilles, des jambes, prise de poids rapide due à la rétention d’eau. Troubles du sommeil Insomnie, ruminations, sommeil non réparateur. Réveils nocturnes brutaux avec sensation d’étouffement, besoin de dormir assis. Palpitations Liées aux pics de stress et d’anxiété. Peuvent être liées à une arythmie cardiaque sous-jacente (fibrillation atriale par exemple). Évolution Liée au contexte professionnel. S’améliore loin du travail, réapparaît au retour. Indépendante du contexte. Aggravation continue si non traitée. Les signaux d’alarme Burn-out ou fatigue cardiaque qui doivent vous envoyer aux urgences Certains symptômes ne trompent pas et imposent une réaction immédiate. N’attendez pas un rendez-vous chez votre médecin traitant dans trois semaines. Appelez le 911 ou rendez-vous aux urgences si vous ressentez un de ces signes : Une douleur thoracique brutale, intense, qui ne passe pas au repos, comme un étau qui serre. Un essoufflement soudain au repos, qui vous empêche de parler ou de vous allonger. Une perte de connaissance ou une sensation de malaise imminent avec sueurs froides et nausées. Un gonflement rapide des deux jambes, avec une prise de poids de plusieurs kilos en quelques jours. Ces symptômes évoquent un syndrome coronarien aigu ou une décompensation cardiaque sévère. Le temps est un facteur critique. Notre article sur les gestes qui sauvent en cas d’urgence cardiaque détaille la conduite à tenir. Le cas particulier de la cardiomyopathie de stress (syndrome de Tako-Tsubo) Il existe un trouble cardiaque qui crée un pont direct entre les deux mondes du burn-out et de la pathologie cardiaque. Il s’agit du syndrome de Tako-Tsubo, ou cardiomyopathie de stress. Décrit pour la première fois au Japon, il survient après un choc émotionnel ou un stress psychologique intense : deuil, rupture, annonce brutale, surmenage extrême. Concrètement, le cœur se déforme sous l’effet d’une décharge massive d’adrénaline. Il prend la forme d’un ballon de rugby, avec une base qui se contracte normalement et un apex qui reste figé. Les symptômes sont en tout point identiques à ceux d’un infarctus : douleur thoracique violente, essoufflement, malaise. La différence, c’est qu’à la coronarographie, les artères coronaires sont parfaitement saines. Le cœur n’est pas bouché, il est sidéré. La bonne nouvelle, c’est que dans la majorité des cas, le muscle cardiaque récupère complètement en quelques semaines avec une prise en charge adaptée. La mauvaise nouvelle, c’est que cet épisode signale une vulnérabilité au stress qui doit être prise au sérieux. Le site de l’Institut de Cardiologie de Montréal propose une documentation complète sur cette pathologie. Que faire concrètement si vous doutez ? Vous êtes dans la zone grise. Vous avez coché des cases dans les deux colonnes du tableau. Voici la marche à suivre, dans l’ordre. Première étape : Consultez votre médecin généraliste. Expliquez-lui précisément vos symptômes. Décrivez votre essoufflement : est-il survenu en montant un escalier que vous grimpiez sans problème il y a six mois ? Parlez-lui de votre sommeil : vous réveillez-vous la nuit en cherchant votre air ? Mentionnez vos chevilles : ont-elles gonflé récemment ? Ces détails orientent le diagnostic. Deuxième étape : Acceptez les examens complémentaires. Si votre médecin prescrit un électrocardiogramme, une échographie cardiaque ou une prise de sang avec dosage du BNP ou du NT-proBNP, faites-les. Le BNP est une hormone libérée par le cœur lorsqu’il est en souffrance. Un taux normal est un argument fort pour écarter une insuffisance cardiaque. Les recommandations de la Société canadienne de cardiologie sont claires sur l’importance de ce biomarqueur. Troisième étape : Ne laissez pas un diagnostic de burn-out fermer la porte au suivi cardiaque. Un burn-out diagnostiqué par un psychiatre ou un médecin du travail ne vous protège pas d’une pathologie cardiaque concomitante. Les deux peuvent coexister. Le stress chronique est d’ailleurs un facteur

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Saison des pluies : les meilleurs aliments pour renforcer votre immunité contre le rhume et la grippe

La saison des pluies apporte son lot de fraîcheur et d’humidité, mais aussi une recrudescence des infections comme le rhume et la grippe. Les changements de température fragilisent l’organisme, et l’humidité accrue crée un terrain favorable aux agents pathogènes. Heureusement, une alimentation adaptée permet de renforcer ses défenses naturelles. Cet article vous présente les meilleurs aliments pour renforcer l’immunité pendant la saison des pluies. Pourquoi l’alimentation est-elle cruciale en saison des pluies ? Pendant la saison des pluies, le système immunitaire est particulièrement sollicité. L’humidité et les fluctuations de température favorisent la prolifération des virus et des bactéries. L’hydratation et les apports nutritionnels doivent être adaptés pour maintenir des défenses efficaces. Le système immunitaire dépend d’un ensemble complexe de cellules et de mécanismes qui nécessitent des nutriments essentiels pour fonctionner de manière optimale. Une carence en vitamines, minéraux ou antioxydants peut réduire l’efficacité des défenses immunitaires, rendant le corps plus vulnérable aux infections. Pour comprendre les bases d’une alimentation saine et équilibrée, consultez les recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé. Les nutriments indispensables pour booster son immunité La vitamine C : l’alliée anti-infectieuse La vitamine C est essentielle pour renforcer le système immunitaire. Elle active les globules blancs qui combattent les agents pathogènes et agit comme un puissant antioxydant. Pour maintenir des défenses efficaces pendant la saison des pluies, il est recommandé de consommer 1 à 2 grammes de vitamine C par jour dès les premiers symptômes de refroidissement. L’Inserm détaille le rôle de la vitamine C dans le fonctionnement du système immunitaire sur son site. La vitamine D : essentielle en hiver La vitamine D module les réponses immunitaires et participe à la formation des cellules tueuses naturelles, qui identifient et détruisent les cellules infectées par un virus. Pendant les mois d’hiver, l’exposition au soleil est faible et la production endogène de vitamine D diminue. Une supplémentation peut être judicieuse pour renforcer le système immunitaire. Santé Publique publie régulièrement des recommandations sur la supplémentation en vitamine D. Le zinc : un puissant antiviral Le zinc possède des propriétés antivirales, antibactériennes et anti-inflammatoires. La prise de zinc sous forme de comprimés à sucer peut réduire de 33 % la durée d’un refroidissement. L’intérêt est maximal quand la prise intervient dans les 24 heures suivant l’apparition des symptômes. Les meilleurs aliments pour renforcer l’immunité pendant la saison des pluies Les agrumes : une dose de vitamine C Les oranges, citrons, pamplemousses et clémentines sont incontournables pour leur richesse en vitamine C. La vitamine C aide à combattre les infections et peut réduire la durée et la sévérité d’un rhume. Les agrumes colorés peuvent contribuer à éloigner les virus du rhume, et leur jus peut suffire à couvrir les besoins quotidiens en vitamine C. L’ail : un antibiotique naturel L’ail est réputé pour ses propriétés antibactériennes et antivirales. Grâce à l’allicine, une substance qui lui donne son odeur caractéristique, l’ail peut prévenir des maladies comme le rhume et la grippe. Utilisez de l’ail frais dans vos soupes, sauces ou avec des légumes rôtis. Le gingembre : un anti-inflammatoire naturel Le gingembre est connu pour ses effets anti-inflammatoires et anti-nauséeux. Il peut aider à soulager les maux de gorge et les symptômes du rhume. Faites du thé au gingembre en infusant des tranches de gingembre frais dans de l’eau chaude, ou ajoutez du gingembre râpé dans vos soupes et plats sautés. Le curcuma : l’épice dorée aux multiples bienfaits Le curcuma possède des propriétés antiseptiques, antifongiques, antimicrobiennes, antibactériennes et anti-inflammatoires. Il augmente l’immunité naturelle et améliore la santé globale. Pour une meilleure absorption, associez le curcuma à un peu de poivre noir. Le « lait doré » (curcuma dans du lait) est une boisson traditionnelle qui renforce l’immunité. Les légumes verts à feuilles Les épinards, le chou kale et le brocoli regorgent de vitamines A, C et E, ainsi que d’antioxydants. Les épinards contiennent également du fer, un oligo-élément responsable de nombreux processus métaboliques et important pour un système immunitaire sain. Pour bien absorber le fer contenu dans les épinards, associez-les à des aliments riches en vitamine C. Les fruits à coque et graines Les noix, amandes, noisettes et graines (citrouille, tournesol, lin) sont riches en zinc, en vitamine E et en sélénium. Le zinc aide à reconnaître et à éliminer les agents pathogènes. Une poignée de noix par jour pendant la saison du rhume et de la grippe est recommandée. La Fédération de Cardiologie recommande la consommation de fruits à coque dans le cadre d’une alimentation saine. Les aliments probiotiques Une flore intestinale saine est essentielle pour un système immunitaire fort. Les probiotiques, présents dans le yaourt nature, le kéfir, la choucroute et le kimchi, contribuent au maintien d’une bonne santé intestinale. Il a été prouvé que les personnes qui intègrent régulièrement des probiotiques dans leur alimentation ont moins souvent besoin d’antibiotiques en cas de rhume. Les lentilles et légumineuses Les lentilles sont riches en zinc, en fer et en cuivre, des oligo-éléments importants pour le bon fonctionnement du système immunitaire. Le zinc permet d’attraper moins souvent un rhume ou de s’en remettre beaucoup plus rapidement. 200 grammes de lentilles par jour suffisent pour couvrir les besoins en ces trois oligo-éléments. Les baies Les fraises, framboises, mûres et myrtilles contiennent des anthocyanes, des colorants végétaux aux propriétés antioxydantes qui interceptent les radicaux libres et protègent l’organisme contre les attaques des bactéries et des virus. En hiver, privilégiez les baies surgelées ou lyophilisées. Les aliments à éviter pendant la saison des pluies Certains aliments peuvent fragiliser l’organisme et augmenter le risque d’infections pendant la saison des pluies : Évitez les aliments de rue : le risque d’ingestion d’aliments contaminés est plus élevé. Limitez les aliments frits : ils peuvent provoquer des problèmes gastro-intestinaux. Soyez prudent avec les fruits de mer : le risque de contamination de l’eau est élevé. Pour des conseils sur la sécurité alimentaire pendant la saison des pluies, consultez les recommandations de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation. Hydratation et boissons bénéfiques Rester hydraté est essentiel quelle que soit

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Régimes restrictifs

Régimes restrictifs : comprendre pourquoi ils favorisent la reprise de poids

Perdre du poids rapidement avec un régime sévère est tentant, mais l’expérience de nombreux régimes restrictifs montre que les kilos perdus sont souvent repris, voire dépassés. Ce phénomène, connu sous le nom d’effet yo-yo, n’est pas un simple manque de volonté. Il s’agit d’une réponse biologique profonde et persistante de l’organisme. Cet article explique pourquoi les régimes restrictifs sont rarement une solution durable et comment éviter ce piège. Qu’est-ce qu’un régime restrictif ? Par régime restrictif, on entend toute approche alimentaire qui réduit drastiquement l’apport calorique quotidien. Cela peut prendre la forme d’un jeûne intermittent, d’un régime très hypocalorique ou d’une suppression complète de certains groupes d’aliments. L’objectif est de créer un déficit énergétique pour perdre du poids rapidement. Cependant, cette privation n’est pas sans conséquences sur le métabolisme et le comportement alimentaire. Le cerveau amplifie la faim L’une des raisons principales pour lesquelles les régimes restrictifs favorisent la reprise de poids est liée à notre cerveau. Une étude menée par le Max Planck Institute for Metabolism Research a montré que, pendant un régime restrictif, la communication dans le cerveau change durablement. Les neurones qui contrôlent la sensation de faim reçoivent des signaux amplifiés. En conséquence, après la fin du régime, la personne ressent une faim plus intense et a tendance à manger significativement plus, ce qui accélère la reprise de poids. Pour consulter les détails de cette recherche, rendez-vous sur le site du Max Planck Institute Les hormones de la satiété et de la faim en jeu Lors d’un régime restrictif, le taux de leptine, une hormone produite par les cellules graisseuses qui signale la satiété au cerveau, chute fortement. En parallèle, l’insuline, qui joue un rôle dans le stockage des graisses, diminue également. Ces hormones agissent comme des signaux d’adiposité, informant le cerveau de l’état des réserves énergétiques. Après la perte de poids, ces niveaux restent bas, envoyant un signal de « pénurie » à l’organisme qui le pousse à reconstituer ses réserves. Ce déséquilibre hormonal favorise une hyperphagie, c’est-à-dire une augmentation de l’appétit et de la prise alimentaire. L’Inserm propose un dossier complet sur le rôle de la leptine et de l’insuline dans la régulation du poids L’absorption intestinale des graisses augmente Une autre découverte récente concerne le rôle du microbiote intestinal. Des chercheurs ont observé que la reprise de poids après un régime est en partie due à une augmentation de l’absorption des lipides par l’intestin. Pendant la phase de réalimentation, la composition du microbiote intestinal se modifie, avec une augmentation de certaines bactéries comme le Lactobacillus. Ces bactéries et leurs métabolites favorisent une absorption accrue des graisses, ce qui contribue à la reprise rapide de la masse grasse. Ce mécanisme pourrait expliquer pourquoi l’organisme stocke les graisses plus efficacement après un régime restrictif. Une étude publiée dans la revue Nature Metabolism détaille ce phénomène La résistance à la leptine Même lorsque les niveaux de leptine remontent après un régime, il peut arriver que le cerveau n’y réponde plus correctement. C’est ce qu’on appelle la résistance à la leptine. Dans ce cas, le signal de satiété n’est pas reçu efficacement, et la sensation de faim persiste malgré des réserves de graisse suffisantes. Cette résistance peut mener à une hyperphagie et à une prise de poids, en particulier si la réalimentation se fait avec des aliments riches en graisses. La Fédération de Cardiologie aborde la question de la résistance à la leptine dans ses recommandations nutritionnelles La réponse biologique globale : la défense du poids Tous ces phénomènes – amplification des signaux de faim, déséquilibre hormonal, absorption intestinale accrue et résistance à la leptine – s’inscrivent dans une réponse biologique globale à la restriction énergétique. L’organisme perçoit le régime comme une période de disette et met en place des mécanismes de survie pour retrouver son poids initial, voire plus. Cette réponse est d’autant plus forte chez les personnes sujettes à l’obésité, dont le système de régulation est déjà déréglé. Les régimes restrictifs ne parviennent donc pas à « réinitialiser » le métabolisme ; ils créent au contraire un terrain favorable à la reprise de poids. L’Organisation Mondiale de la Santé rappelle les principes d’une alimentation saine et durable, en opposition aux régimes restrictifs L’effet yo-yo et le métabolisme de base Une autre conséquence majeure des régimes restrictifs est la baisse du métabolisme de base. Lorsque l’apport calorique diminue drastiquement, le corps s’adapte en réduisant ses dépenses énergétiques. Cela signifie que, même après le régime, le corps brûle moins de calories qu’avant. Lorsque l’alimentation normale reprend, les calories excédentaires sont donc plus facilement stockées sous forme de graisse, favorisant la reprise de poids. Ce phénomène, appelé « adaptation métabolique », peut persister longtemps après la fin du régime. Pour approfondir la notion de métabolisme de base, consultez l’article de l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale . Les effets psychologiques des régimes restrictifs Au-delà des mécanismes biologiques, les régimes restrictifs ont également des conséquences psychologiques importantes. La privation génère de la frustration et peut conduire à des compulsions alimentaires. Le sentiment d’échec après une reprise de poids peut aussi affecter l’estime de soi et l’image corporelle, créant un cercle vicieux où le prochain régime restrictif semble être la seule solution. La Haute Autorité de Santé propose des recommandations pour une prise en charge globale de l’obésité, incluant l’aspect psychologique  Conseils pour éviter l’effet yo-yo Au lieu de suivre un régime restrictif, il est plus efficace d’adopter une approche durable et non restrictive. Voici quelques principes clés : Privilégier les aliments complets : basez votre alimentation sur des aliments non transformés, riches en nutriments et en fibres, qui favorisent la satiété. Éviter les aliments ultra-transformés : ils sont souvent pauvres en nutriments, riches en sucres et en graisses malsaines, et favorisent la suralimentation. Augmenter les protéines et les bonnes graisses : ces nutriments aident à réguler l’appétit et à stabiliser la glycémie, ce qui peut réduire les fringales. Adopter une activité physique régulière : elle aide à maintenir la masse musculaire et à stabiliser le métabolisme. Changer de

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risques cardiovasculaires

Le froid et les changements de température : un stress silencieux pour le coeur

Risques cardiovasculaires : L’arrivée du froid rime souvent avec bouillottes, chocolat chaud et plaids douillets. Pourtant, derrière cette ambiance cocooning se cache une réalité médicale bien moins réconfortante : les baisses de température et les variations thermiques brutales représentent un défi de taille pour notre système cardiovasculaire. Ce phénomène, souvent sous-estimé, mérite toute notre attention. Le froid, un facteur de risques cardiovasculaires à part entière Lorsque le mercure chute, notre corps enclenche un mécanisme de survie pour préserver sa chaleur interne. Pour maintenir sa température à 37°C, les vaisseaux de la peau se contractent et diminuent de calibre afin de redistribuer le sang en profondeur vers les organes vitaux comme le cœur et le cerveau. Ce phénomène s’accompagne d’une augmentation de la tension artérielle, du rythme et de l’activité cardiaques. Assurance Maladie – Réactions de l’organisme au froid et personnes à risque  Le cœur doit donc fournir un effort supplémentaire pour pomper le sang. L’air froid provoque une contraction involontaire des vaisseaux sanguins, ce qui peut favoriser le détachement des plaques d’athérome (accumulation de dépôts graisseux et calcaires) présentes sur les parois des artères. Cela peut entraîner l’aggravation d’une angine de poitrine ou d’une artérite des membres inférieurs, ainsi que la survenue d’un infarctus du myocarde (crise cardiaque) ou d’un accident vasculaire cérébral de type ischémique . Assurance Maladie – Maladies aggravées par le froid   Les changements brusques de température : un danger spécifique Les variations de température brutales, notamment le passage du chaud au froid, sont particulièrement redoutables. L’exposition au froid constitue une véritable agression pour l’organisme . Assurance Maladie – Prévenir les risques liés aux médicaments en période de grand froid   Le corps doit alors déployer une adaptation rapide et importante pour maintenir sa température interne à 37°C. La contraction des vaisseaux due au froid et aux variations de température favorise également les crises typiques du phénomène de Raynaud, un trouble de la circulation sanguine qui se manifeste par un arrêt temporaire de l’afflux de sang dans les doigts . Qui est particulièrement concerné ? Certaines populations sont plus vulnérables aux effets du froid sur le système cardiovasculaire. Les personnes dont la thermorégulation peut être insuffisante ou perturbée sont les plus exposées : Les personnes âgées, dont le métabolisme de base diminue et la perception de la température est moins fine : Ministère de la Santé – Bulletin officiel n°2008-11   Les nourrissons et les jeunes enfants, dont le système de régulation de température est encore immature  Les patients atteints de maladies chroniques comme l’insuffisance cardiaque, l’hypertension artérielle, le diabète ou l’hypothyroïdie Les personnes ayant des séquelles de maladie cardiovasculaire (AVC, etc.) Les personnes en situation de précarité, sans abri, ou les travailleurs en extérieur Les personnes atteintes de maladies saisonnières respiratoires (bronchite, grippe), qui fragilisent davantage l’organisme Comment se protéger du froid pour se préserver des risques cardiovasculaires La prévention constitue la meilleure protection face aux risques cardiovasculaires liés au froid. Les autorités de santé recommandent plusieurs gestes simples. Adopter une stratégie d’habillage en couches L’idéal est d’opter pour plusieurs couches de vêtements légers plutôt qu’un seul épais. N’oubliez pas de couvrir particulièrement les parties du corps qui perdent le plus de chaleur : la tête, le cou, les mains et les pieds. Il est également conseillé de se couvrir le nez et la bouche pour respirer moins d’air froid . Ministère de la Santé – Communiqué de presse : épisode de grand froid conjugué à un épisode de pollution atmosphérique   Éviter les efforts physiques intenses en extérieur En période de grand froid, mieux vaut limiter les efforts physiques, même lorsqu’on est en bonne santé. Le froid demande des efforts supplémentaires à notre corps, et notamment au cœur qui bat plus vite pour lutter contre le refroidissement, ce qui peut aggraver d’éventuels problèmes cardio-vasculaires . Les personnes souffrant de pathologies cardiovasculaires devraient privilégier les activités en intérieur durant les jours les plus froids. Maintenir son domicile à une température stable Il est recommandé de chauffer normalement son logement sans le surchauffer, tout en s’assurant de sa bonne ventilation pour éviter tout risque d’intoxication au monoxyde de carbone. Attention à ne jamais obstruer les dispositifs d’aération . Faire attention aux médicaments Lors d’une période de grand froid, certains médicaments peuvent empêcher ou gêner la thermorégulation du corps . Par exemple, les benzodiazépines, les barbituriques et certains neuroleptiques perturbent la thermorégulation. De plus, certains antihypertenseurs et vasodilatateurs limitent la vasoconstriction des vaisseaux de la peau, indispensable à la réaction de l’organisme pour lutter contre le froid. Il est également important de respecter les conseils de conservation et de transport des produits de santé, car le froid peut altérer leur efficacité. Éviter l’alcool Contrairement aux idées reçues, la consommation d’alcool ne réchauffe pas. Au contraire, l’engourdissement qu’elle provoque fait disparaître les signaux d’alerte du froid qui incitent à se protéger . La consommation d’alcool est même un facteur favorisant l’apparition d’une hypothermie . Porter une attention particulière aux personnes fragiles Il est important de prêter une attention accrue aux nourrissons, aux enfants et aux personnes âgées. Sauf nécessité impérative, évitez les sorties aux nourrissons en période de grand froid, car leur capacité d’adaptation aux changements de température n’est pas aussi performante que celle d’un enfant ou d’un adulte . Les personnes âgées doivent, autant que possible, s’abstenir de sortir pour préserver leur santé et également pour éviter tout risque de chute, les périodes de grand froid étant propices à la neige et au verglas. Adapter ses activités en cas de pollution En période de grand froid, les conditions anticycloniques froides et stables limitent la dispersion des particules polluantes, ce qui peut engendrer un surcroît d’émissions, notamment dû au chauffage . En cas de pic de pollution, il est conseillé d’éviter les zones à fort trafic routier aux périodes de pointe, de privilégier les activités modérées et des sorties plus brèves. En cas de gêne respiratoire ou cardiaque, il est recommandé de prendre conseil d’un professionnel de santé. Attention au « syndrome du déneigeur » Chaque hiver, les médecins constatent

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