
Les aliments à privilégier pour réduire certains facteurs de risque de cancer du sein
Aliments à privilégier pour prévenir le cancer du sein. Chaque année en octobre, la campagne Octobre rose rappelle une réalité : le cancer du sein touche des femmes sur tous les continents, y compris en Afrique. Pourtant, une grande partie des conseils nutritionnels diffusés en ligne s’appuie sur des aliments à privilégier, difficiles à trouver ou trop chers. Or, les marchés regorgent d’ingrédients riches en fibres, en vitamines et en protéines végétales, qui s’intègrent très bien dans une alimentation protectrice. Voici donc un guide clair, fondé sur les recommandations des grands organismes de santé, pour savoir quels aliments africains privilégier, lesquels limiter, et pourquoi. À lire avant tout : aucun aliment ne prévient ni ne guérit le cancer du sein. En revanche, certaines habitudes alimentaires sont associées à un risque plus faible, et d’autres à un risque plus élevé. Par conséquent, cet article informe mais ne remplace pas l’avis d’un médecin, d’un oncologue ou d’un diététicien. De plus, si vous êtes en traitement, demandez toujours un avis personnalisé avant de changer votre alimentation. En résumé : les cinq réflexes à retenir Avant d’entrer dans le détail, voici l’essentiel : Remplir son assiette de légumes, de feuilles vertes et de fruits locaux Choisir des céréales complètes et des légumineuses riches en fibres Préférer le poisson et les protéines végétales aux viandes transformées et fumées Limiter l’alcool, les boissons sucrées et les fritures Bouger régulièrement, garder un poids de santé et se faire dépister Ce que dit la science : ce qui compte vraiment Tout d’abord, il faut distinguer les facteurs de risque des mythes. Selon la fiche repère de l’Institut national du cancer (INCa), l’alcool constitue le deuxième facteur de risque évitable de cancer après le tabac, et le cancer du sein figure parmi les localisations les plus touchées. De plus, la relation entre alcool et risque de cancer du sein est linéaire : plus on boit, plus le risque augmente, même à faible dose. Ensuite, le rapport de l’INCa et du réseau NACRe, résumé par Le Quotidien du médecin, met en avant plusieurs leviers : réduire l’alcool, manger de façon variée avec beaucoup de fruits, de légumes et de fibres, rester physiquement actif et éviter le surpoids après la ménopause. Par ailleurs, l’allaitement est considéré comme un facteur protecteur. Enfin, pour les femmes déjà touchées, les publications médicales indiquent qu’une alimentation riche en fibres (céréales complètes, légumes secs, fruits et légumes) est associée à une moindre mortalité globale, tandis que l’obésité augmente le risque, comme le rappelle La Revue du praticien. Autrement dit, ce n’est pas un aliment « miracle » qui compte, mais l’ensemble de l’assiette et du mode de vie. Les aliments à privilégier 1. Les feuilles vertes : le trésor du quotidien D’abord, les feuilles vertes sont l’un des aliments les plus accessibles et les plus riches du continent. Ainsi, vous pouvez en consommer presque tous les jours : feuilles de manioc (saka-saka), de patate douce, de niébé ; ndolé, eru (okok), amaranthe (folong, épinards africains) ; corète (mloukhia), oseille de Guinée, moringa. En effet, elles apportent des fibres, des folates, de la vitamine C et des caroténoïdes, des composés présents dans les végétaux colorés. Cependant, quelques précautions s’imposent. Par exemple, les feuilles de manioc doivent être bien pilées et longuement cuites pour éliminer leurs composés toxiques naturels. De plus, évitez de les noyer dans l’huile : une cuisson à l’étouffée ou avec peu de matière grasse reste préférable. Voir aussi : Cuisine africaine équilibrée : le guide des feuilles. 2. Les légumineuses et les oléagineux : fibres et protéines végétales Par ailleurs, les légumineuses jouent un rôle central dans une alimentation majoritairement végétale : niébé, haricots rouges et blancs, pois de terre (voandzou) ; lentilles et pois cajan ; arachides, graines de courge (pistaches, egusi) et sésame, en quantité modérée. Ainsi, elles remplacent avantageusement une partie de la viande, tout en apportant des fibres. Toutefois, une précaution importante concerne les arachides et le maïs : mal séchés ou mal stockés, ils peuvent développer des moisissures productrices d’aflatoxines, des toxines liées au risque de cancer du foie. C’est pourquoi il faut les acheter propres, les stocker au sec et jeter tout produit moisi ou à l’odeur douteuse. En complément : Aflatoxines dans l’arachide et le maïs : comment s’en protéger. 3. Les céréales complètes et les tubercules Ensuite, les céréales traditionnelles sont des alliées précieuses, car elles sont naturellement riches en fibres : mil, sorgho, fonio, maïs entier et teff ; riz complet ou semi-complet, quand il est disponible. Par conséquent, préférez les versions peu raffinées aux farines très blanchies et aux produits ultra-transformés. De plus, la patate douce à chair orange est riche en bêta-carotène, alors que l’igname et le plantain fournissent de l’énergie et des fibres. En revanche, le manioc transformé (gari, farine) est pauvre en fibres : mieux vaut l’associer à des légumes et des légumineuses. 4. Les fruits locaux de saison Enfin, les fruits africains sont à la fois savoureux et riches en vitamines : mangue, papaye, goyave, ananas, orange et citron ; pulpe de baobab, riche en fibres et en vitamine C ; avocat, source de graisses insaturées et de fibres. Par ailleurs, consommez-les entiers plutôt qu’en jus, car les jus sucrés apportent beaucoup de sucre et peu de fibres. Visez des fruits et des légumes à chaque repas, avec au moins cinq portions par jour. 5. Les légumes colorés et les aromates En outre, gombo, aubergine africaine (djakatou), tomate, courge, carotte, oignon, ail et gingembre apportent variété et saveur. Ainsi, une assiette colorée garantit une diversité de vitamines et de composés végétaux. De plus, ces aliments permettent de relever les plats sans abuser du sel ni des bouillons cubes. 6. Les poissons gras Par ailleurs, sardines, maquereaux et tilapias constituent d’excellentes sources de protéines et d’oméga-3. Par conséquent, privilégiez-les grillés, à l’étouffée ou en sauce légère. En revanche, limitez les fritures et les poissons très fumés, car la transformation par fumage est associée à une augmentation du risque de cancer




